PBCG HORS SÉRIE DRACULA AU CINEMA

Lors de notre podcast #35 consacré à l’épisode Buffy vs Dracula, nous avons beaucoup parlé du comte et nous n’avons pas pu nous empêcher d’approfondir notre étude du prince des ténèbres avec ce dossier unique dans l’histoire des internets : TOUS les films de Dracula !

Un protocole scientifique très stricte a été défini : nous ne nous intéressons qu’aux films de cinéma (pas de téléfilm, pas de clip, pas de série évidemment) et Dracula doit apparaître dedans ou au moins une « version » de Dracula 😉

On trouve tous les chiffres qu’on veut sur le web, certains disant qu’il y a une centaine de films Dracula, d’autres disent 200. Nous en avons trouvé et regardé : 76. Et nous vous les proposons ici classés thématiquement en 15 rubriques mêlant les chefs d’oeuvres et les sombres bouses. Si jamais vous connaissez un film Dracula qui correspond à nos critères et qu’on ne cite pas, faites le nous savoir et on complétera ce dossier qu’on veut le plus complet possible.

Un rappel non négligeable, Dracula est à la base un roman de Bram Stoker de 1897 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Dracula).

Ce dossier incroyable que nous vous proposons existe donc en version « article » ici même et en version podcast audio écoutable grâce aux différents liens ci dessous :

Bon épisode.

Pour s’abonner sur iTunes c’est là :

https://itunes.apple.com/fr/podcast/pourquoi-buffy-c-est-genial/id921237160?l=en

Et si vous aimez pas iTunes l’audio est là :

Et là aussi :

http://pourquoibuffycestgenial.lepodcast.fr/pbcg-hs-dracula-au-cinema

https://www.mixcloud.com/PourquoiBuffyCestGenial/

  Et une version vidéo est ici :

 

 

LES GRANDS CLASSIQUES

21058191_20131115125824454NOSFERATU LE VAMPIRE (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) 1922

Réal : F.W. Murnau / Avec : Max Schreck, Alexandre Granach

L’histoire est connue, pour un problème de droits Murnau ne peut appeler son film Dracula. En effet, à la sortie du film la veuve de Stocker, Florence, a collé un procès à Murnau pour plagiat et exigea de faire détruite toutes les copies du film ! Elle était un peu colère. Heureusement le film n’a jamais été détruit, on y retrouve effectivement les mêmes personnages et la même histoire que chez stoker. Dracula s’appelle le compte Orlock et Jonathan Harker devient Hutter, Mina devient Ellen, Reinfeild devient Knock et Van Helsing est le doc Bulwer. Au début un jeune clerc de notaire part en Transylvanie vendre des maisons à un aristo du coin en laissant sa fiancée morte d’inquiétude. On va pas se mentir l’acte 1 qui ne comporte ni vampire ni château est assez chiant. Visuellement on y retrouve l’esthétique de l’expressionnisme allemand, à base de jeux d’ombres, de perspectives bizarroïdes et de cadrages percutants. Murnau en 1922 tente des trucs ! C’est le moins qu’on puisse le dire : Les effets spéciaux de l’époque font le job : stop motion, vignetages, nuit américaine, accéléré, effet négatif… très beau et malin et intéressant. -1 pour le vampire avec ses longues incisives (et non canines) qui fait plus penser à un lapin qu’à un suceur de sang. Il ne fait du coup pas super peur.

Dracula_movie_poster_Style_FDRACULA 1931

Réal : Todd Browning / Avec : Bela Lugosi, Helen Chandler

Chef d’œuvre, des plans devenus iconiques. Une beauté plastique et gothique jamais égalée. Le château est sublime. C’est très fidèle à la pièce de théâtre de 1924 dont le film est une adaptation. En effet, en 1924 Hamilton Deane puis John L Balderston en 1927 adaptent Dracula au théâtre et du coup changent différentes choses (avec l’accord de la veuve de Stoker). On suit Renfield et non Harker au début, les colocs de Dracula ne sont que 2 et pas 3, Seward n’est plus le pote mais le père de Mina, et tout ce petit monde rencontre le comte pour la première fois au théâtre, l’ail est remplacé par l’aconit… Dans cette version, on voit également apparaître la figure la plus connue du vampire, cheveux en arrière, regard pénétrant et longue cape noire. Browning a une technique géniale pour accentuer le regard hypnotique de Dracula : il éclaire plus précisément les yeux que le reste du visage, il les filme en très gros plan pour instaurer le mind contrôle que Bela maitrise assez bien il faut le dire. Le choix des comédiennes pour Lucy et Mina est très bien vue, elles ressemblent à des adolescentes (elles avaient 25 et 21 ans). Le fait de couper autant l’histoire est certes frustrant pour ceux qui la connaisse dans son intégralité mais tellement efficace en ce qui concerne le rythme que cela apporte, le film est plié en 1h10, ça va vite et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

arton14525NOSFERATU, FANTOME DE LA NUIT 1979

Réal : Werner Herzog / Avec : Klaus Kinski

Il s’agit du remake d’un remake du Nosferatu de Murnau, mais cette fois le réalisateur a obtenu les droits d’adaptation du roman de Stoker. Ainsi les personnages retrouvent leurs « vrais » noms. Ce Dracula est un excellent remake grâce notamment à la mise en scène précise de Herzog et la photographie magnifique. Le cinéaste reprend certains plans du film original mais leur apporte une profondeur supplémentaire. Klaus Kinski est complètement habité par le personnage, et il ne s’en remettra jamais, participant plus à de nombreux films autour du personnage. A voir absolument !

Dracula_ver2_posterDRACULA 1979

Réal : John Badham / Avec : Frank Langella, Laurence Olivier

L’histoire commence sur le bateau qui emmène Dracula à Londres. comme ça c’est bien dégueu dès le début et ensuite on enchaine avec une scène complètement dingue dans l’asile de Seward, cette adaptation commence sur les chapeaux de roues. C’est comme la version 1931 : une adaptation de la pièce tirée du roman. En gros les scènes et les personnages sont plus ou moins mis dans des ordres différents du livre mais l’essence du livre reste présente et est même décuplée par ces choix qui peuvent paraître radicaux mais qui fonctionnent super bien. Je vous le dit tout de suite, j’ai adoré cette version. Le film est excellent !!! Les acteurs sont très bons, la zic envoie du gros pâté (et on comprend pourquoi en regardant les crédits : elle est signée John williams). Tous les éléments du mythe Dracula sont là pour raconter une toute autre histoire et ça fonctionne super bien.

MV5BMTYyOTM5NzU3Nl5BMl5BanBnXkFtZTgwOTQxNjAxNzE@._V1_UY268_CR4,0,182,268_AL_DRACULA 1992

Réal : Francis Ford Coppola / Avec : Gary Oldman, Winona Ryder

Un film hommage aux débuts du cinéma comme si il avait été tourné à l’époque de Bram Stocker (lui même théâtreux). Par exemple, Coppola explique qu’il filme Mina d’abord ensuite il rembobine la pellicule et il filme Dracula regardant l’image mentale de Mina. C’est le plus somptueux des Dracula, la DA est magnifique, le son est hyper travaillé s’imbrique viscéralement dans la mise en scène Des trucages optiques et mécaniques magnifiques (maquettes, ombres chinoises, marionnettes…) même si parfois à la limite du ridicule mais tellement à fond dans l’esthétique gothique. Ici Dracula n’est pas une figure maléfique point, c’est une victime de son sort il pêche par tristesse et colère et sombre dans le côté obscur. Musique géniale. Hormis la relation Mina/Dracula qui est ultra développée, le bouquin est ultra respecté (c’est vraiment le livre qui a servi de base ici et pas la pièce). Coppola en fait des caisses sur les rapports vampirismes et sexe, ça c’est cool car le livre le suggère beaucoup mais sans jamais l’expliciter. Et oui Dracula c’est aussi l’histoire d’un mec qui propage des MST à une époque ou ces maladies avaient la réputation d’être propagées en majorité par les femmes (et cette thématique rencontre le drame du Sida à l’époque du tournage de ce film). Hopkins est excellent en Van Helsing. Le film est au final beaucoup moins subtile sur à peu près tout que le livre mais peut-on adapter 600 pages en 2h sans perdre des bouts en route ? Et si finalement pour faire une bon Dracula il ne fallait pas plutôt s’éloigner du livre ?

LES DRACULA UNIVERSAL

220px-Dracula's_Daughter_-_Poster_1936LA FILLE DE DRACULA (Dracula’s Daughter) 1936

Réal : Lambert Hillyer / Avec : Otto Kruger, Gloria Holden

La comtesse Marya Zaleska est la fille de Dracula mais elle souhaite se débarrasser de la malédiction qui pèse sur sa famille. Elle tombe amoureuse d’un jeune psychiatre qui tente de l’aider, mais en vain… La comtesse assume alors son destin et attire le jeune médecin en Transylvanie… Produit à l’époque des Universal Monsters, le film est une bonne surprise, ambitieux, bien construit et qui a le mérite de s’éloigner du mythe tout en lui rendant hommage. C’est une suite directe du film de Todd Browning et c’est un vrai bon film ! Même s’il manque le grand Béla…

le-fils-de-draculaLE FILS DE DRACULA (Son of Dracula) 1943

Réal : Robert Siodmack / Avec : Lon Chaney Jr – Robert Page

Dans l’Amérique des années 40, le comte Hongrois Alucard (qui parlait donc verlent dès 1943) épouse l’héritière d’une riche plantation. Mais on soupçonne le comte d’être un vampire. Un long métrage très inspiré par le film noir, notamment au niveau du scénario, très réussi, et plein de surprises. Evidemment, le film est lent, mais certains effets spéciaux réveillent le spectateur grâce à leur efficacité. C’est le premier film où l’on voit Dracula se transformer en chauve souris.

11d16e93de79f2a014db4a8c1fced941LA MAISON DE FRANKENSTEIN (House of Frankenstein) 1944

Réal : Erie C. Kenton / Avec : Boris Karloff, Lon Chaney Jr

Un bossu et un scientifique se rencontrent en prison. Une prison pas super solide puisque pendant un orage, certains murs cassent et les deux potes en profitent pour se faire la belle. Ils s’acoquinent avec des troubadours en calèche qui passaient par là. À noter qu’un des forains affirme posséder le squelette de Dracula, c’est un peu le clou de ses spectacles ! Alors il y a du vole d’épouse indépendante et libérée sexuellement, des poursuites de calèches, des gitans… c’est un film universal de la grande époque, l’image et les décors sont vraiment chouette, il y a beaucoup d’action et on ne s’ennuie pas. C’est la suite de Son of Dracula 1943 et de Frankenstein meets the wolf man sortis l’année précédente. On voit au final très très peu tonton Drac donc les fans de longues canines pourront faire l’impasse.

House-of-Dracula_poster_01LA MAISON DE DRACULA (House of DRACULA) 1945

Réal : Erie C. Kenton / Avec : Boris Karloff, Lon Chaney Jr.

La première scène est très intrigante : Dracula vole vers le balcon d’une jeune fille endormie, se pose, regarde par la fenêtre et s’en détourne, il ne va pas mordre la jeune fille mais plutôt discuter avec le proprio au rez de chaussé, tiens tiens tiens… En effet dans cet épisode des aventures de Dracula, le comte en a un peu marre d’être vampire et demande a un toubib de le soigner : on aura vraiment tout vu ! Les films de monstre universal étaient des purs produits de studio exactement comme les Marvel aujourd’hui (les foules en colère concluaient les films comme les destructions de ville le font aujourd’hui pour les Marvel), on assiste donc plus à des épisodes de séries plus qu’à de vrais films indépendants. La réalisation est ici basique, il y a quelque effets sympas (comme par exemple l’utilisation du flou pour concrétiser le mind control et ça marche pas mal) mais c’est tout. Après c’est souvent des plans très moches. C’est rigolo de voir Dracula côtoyer Frankenstein, le loup garou et des savants fous mais on est très très loin de Stoker ici. Dracula n’est utiliser que pour ce qu’il véhicule déjà, on ne cherche pas a redéfinir ou a creuser le personnage. Juste a lui faire vivre quelques péripéties supplémentaires.

LES DRACULA DE LA HAMMER

artoff921LE CAUCHEMAR DE DRACULA (Dracula ou Horror of Dracula) 1958

Réal : Terence Fisher / Avec : Peter Cushing – Christopher Lee

Jonathan Harker est embauché par Dracula pour ranger ses bouquins… Harker est rapidement transformé en vampire. Son ami Van Helsing débarque et va pourchasser Dracula. Librement adapté du roman de Bram Stoker, le cauchemar de Dracula est un classique mettant pour la première fois en scène le célèbre Christopher Lee dans le rôle titre. Malheureusement le film est un peu surcoté, toutes les scènes d’horreur sont ellipsées malgré une mise en scène inspirée et des décors incroyables. C’est le début du Dracula gothique.

dracula_prince_des_tenebres,4DRACULA, PRINCE DES TENEBRES (Dracula : Prince of Darkness) 1966

Terence Fisher / Avec : Christopher Lee – Barbara Shelley

Dracula est de retour et s’occupe de deux couples d’aventuriers voyageant en Transylvanie. Ils ont la bonne idée de faire une halte dans un mystérieux château… Bien qu’étant le 3ème film sur Dracula produit par la Hammer, il s’agit en réalité d’une vraie suite au premier film, malgré l’absence notable de Van Helsing. Rythmé, efficace et s’éloignant du mythe original, cet épisode de Dracula version Hammer est à mettre dans le haut du panier.

003000-1HJ27DRACULA ET LES FEMMES (Dracula has risen from the grave) 1968

Real : Freddie Francis / Avec : Christopher Lee – Rupert Davies – Veronica Carlson

Un an après la disparition de Dracula, 2 prêtres décident d’exorciser le château de Dracula. Quelle bonne idée ! L’un d’eux, blessé, perd du sang… Celui-ci atteint les lèvres de Dracula coincé dans la glace ! Le vampire se réveille bien décidé à se venger de ces prêtes pas très catholiques. Le titre VF est un peu mensonger, en fait il n’y a que 2 femmes, que Dracula transformera en vampire. Beaucoup moins inspiré que les films précédents, ce Dracula est sans surprise, avec un Christopher Lee qui plonge dans la caricature de son personnage… Décevant.

51ZPSCDKYEL._SY445_UNE MESSE POUR DRACULA (Taste the blood of Dracula) 1970

Réal : Peter Sasdy / Avec : Christopher Lee, Geoffrey Keen

En plein Londres victorien, 3 gugus s’achètent à prix d’or les reliques de Dracula et comptent bien ressusciter le comte pour faire de gros profits, oui ça n’a aucun sens mais c’est comme ça. On s’emmerde quand même un maximum. Alors que les Dracula version Hammer apportent généralement un minimum d’intérêt avec de l’action, de la bonne musique et des décors cool ; Là il n’y a vraiment pas grand chose à part des gros plans un peu ridicule sur du coulis de tomates sensé représenté du sang. Point positif : la critique de l’Angleterre puritaine qui aurait besoin d’un bon coup de crocs. En bonus, une vague histoire à la Romeo et Juliette que le comte va tenter de régler a sa façon : buter Romeo et croquer Juliette. Aucun intérêt.

indexLES CICATRICES DE DRACULA (Scars of Dracula) 1970

Réal : Roy Ward Baker / Avec : Christopher Lee, Dennis Waterman

Suite de Taste the blood of Dracula, le film commence avec une bonne vieille foule en colère qui fou le feu au château du comte… Pardon, à la maquette du château du comte si on en croit les images. Mais la naïveté du paysan transylvanien est sans limite : Dracula se vengera évidemment ! Le truc marrant de ce film c’est le parallèle qui est fait entre Dracula et un beau gosse du coin qui lui aussi s’introduit dans la chambre des jolies demoiselles la nuit mais attention ! Uniquement pour faire du sexe ! Rien d’autre. Sa confrontation et sa séquestration par le comte fera des étincelles. Sinon c’est un Dracula Hammer moyen. Ça se regarde mais c’est vraiment pas un grand film, il ne faut vraiment pas trop en attendre.

18086694923_b2038539b5_bDRACULA ’73 (Dracula A.D. 1972) 1972

Réal : Alan Gibson / Avec : Christopher Lee, Peter Cushing

Dès le début du film, la barre est placée très haute avec un combat Van Helsing / Dracula complètement génial ! Nous sommes ensuite transportés dans les folles années 70 londoniennes avec ses clichés : la décadence, le rock, les drogues, la libération sexuelle. Le terrain de chasse idéal pour notre ami Dracs. Nous suivons également la descendante de Van Helsing, une jolie hippie qui préfère les messes noires aux études, c’est dangereux ça. Ce groupe de jeunes trous duc qui jouent avec l’occulte dans cette ambiance 70’s me plait vraiment beaucoup. Bien réalisé et bien interprété, ce film est vraiment très cool. Une suite de Dracula originale et assez sympa.

The-Satanic-Rites-of-Dracula-1973DRACULA VIT TOUJOURS À LONDRES (The Satanic Rites of Dracula) 1973

Réal : Alan Gibson / Avec : Christopher Lee, Peter Cushing

Le générique d’ouverture annonce la couleur : une ombre draculienne qui grossi de plus en plus sur un Londres pourtant ensoleillé. Puis le film démarre par une scène d’action assez cool en mode James Bond cheap mais cool quand même. Parce que oui c’est un peu ça le concept du film, une sorte de James Bond contre Dracula. Il y a une sorte de secte satanique regroupant des gros bonnets du pays qui font des trucs cochons et mystiques. Ils sont accompagnés de sbires portants des vestes de berger. Et pour lutter contre eux il y a un MI6 du pauvre qui va faire appel a un descendant de Van Helsing pour les aider (lui aussi spécialiste en saloperies occultes) interprété par Peter Cushing évidemment. Et tout ça au milieu des seventies avec de la musique funck a chaque séquence d’action. Je suis assez fan. C’est assez bien réalisé, parfois des cadres très cool. Franchement bon film. On est donc sur une sorte de suite dans laquelle le personnage de Dracula est en gros respecté et où on peut même trouver des petits clins d’oeil à l’oeuvre de Stocker, comme les mecs menant l’enquete qui veulent absolument laisser les nanas en dehors alors qu’on comprend très vite que ce sont ces femmes qui ont justement le lien le plus étroit avec Dracula. On retrouve aussi les 3 copines du comte. Bref de la bagarre, des nichons, du sang et des explosions : Une honnête série B.

DRACULA ALTERNATIF

MV5BMTUzNTg4MzM0OF5BMl5BanBnXkFtZTcwMTcxMTM4NA@@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_THE RETURN OF DRACULA 1958

Réal : Paul Landres / Avec : Francis Lederer, Norma Eberhardt

DRACULA IMMIGRANT COMMUNISTE PAS COMME NOUS

Pourchassé par une sorte de team Van Helsing, Dracula quitte l’Europe pour une petite ville de Californie dans les années 50. Une ambiance fifties qui fait bien plaisir, d’autant que le contexte historique est exploité avec la thématique de l’immigrant européen qu’on suspecte d’être un agent rouge. À la limite du polar, et bourré de clins d’œil au film d’espionnage, ce n’est malheureusement pas un grand film. À noter une rumeur géniale sur le tournage du film (surement inventée pour faire monter la sauce lors de la sortie) : l’acteur Francis Lederer serait le vrai Dracula !

les-maitresses-de-dracula3LES MAITRESSES DE DRACULA (The Brides of Dracula) 1960

Real : Terence Fisher / Avec : Peter Cushing – Yvonne Monlaur

DRACULA FEMME

Dracula est mort, mais l’un de ses disciples sévit toujours en Transylvanie. Une jeune institutrice se retrouve rapidement en danger après avoir été accueilli par la baronne Meinster… Mais heureusement, Van Helsing le chasseur de vampires est toujours dans le coin. Malgré le titre, Dracula n’est pas présent dans le film. Ce film est la version féminisée de l’histoire ! Harker est remplacé par une jeune prof qui cherche sa nouvelle école, le comte devient une « madame » que tous les locaux redoutent de croiser et les femmes sexys que Dracula cachent chez lui seront évidemment remplacées par un jolie puceau qui fera tout pour faire tourner la tête de la jeune enseignante qui se retrouve séquestrée dans ce mystérieux château. Donc au début on est a fond avec les codes qui vont bien : château incroyable, calèche qui roule à fond les ballons pour arriver avant les nuit, villageois apeurés… Et ensuite ça part dans une direction assez inattendue et c’est ma foie pas mal du tout. Et tout ça en utilisant régulièrement des éléments du récit original pour faire de ce film un mix assez cool entre adaptation, suite et hommage. Le gros soucie c’est qu’on perd assez vite cette histoire d’inversion des genres pour revenir a un schéma classique de jeune femme protégée par certains hommes et pourchassée par un autre : dommage. À noter enfin pour les puristes que ce film est cité dans Matrix Reloaded (les deux mignons de Monica Bellushi matent ce film quand elle arrive avec Neo est ses potes)

66422LE VAMPIRE NOIR (Blacula) 1972

Réal : William Crain / Avec : William Marshall, Vonetta McGee

DRACULA BLACK

Donc fin XVIIIème, Dracula qui est un mec toujours aussi sympa décide de voler la femme d’un prince africain venu lui rendre visite avant de le transformer lui même en vampire : c’est moche. Notre prince africain va ensuite se retrouver à Los Angeles dans les 70’s et ça va funker. Il se met à sucer un peu trop et un toubib incroyable commence à mener l’enquête. La musique est géniale puisque c’est du funk. Par contre niveau cascades on n’est pas tout le temps au top. Les acteurs sont excellents dans l’ensemble, le film est sympathique mais la thématique draculienne n’est quasiment pas exploitée. Malgré tout quelque scènes assez chouette comme une attaque de vampire fraichement née sur un vieux gars de la morgue, ou la combustion d’une troupe de vampire dans un entrepôt, scène rapide mais bougrement efficace. La thématique stokerienne « une femme peut elle chasser ou est-elle condamnée à n’être que proie ? » est présente dans ce film mais c’est hélas pas du tout aussi fouillé que dans l’oeuvre originale et cette idée finie même par stagner dans un premier degré moyennement intéressant. Reste au moins comme dit plus haut ces scènes d’horreur assez sympatiques.

MV5BZDZiMDMxOTMtZjhmZi00OTAyLWIxOGItY2YwMzE3ODE0MzUxXkEyXkFqcGdeQXVyMTQxNzMzNDI@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_SCREAM BLACULA SCREAM 1973

Réal : Bob Kelljan / Avec : William Marshall, Don Mitchell

DRACULA BLACK 2

La suite de Blacula avec entre autre l’excellente Pam Grier. Alors là on est sur une thématique beaucoup plus vaudou et le vaudou c’est bien pratique ça permet notamment de ramener à la vie un vampire qu’on croyait mort. Comme pour le premier Blacula, les séquences d’horreur/suspens sont assez bien réglées. Niveau pitch on reprend la même recette : un Dracula africain qui passe son temps à transformer des danseurs et danseuses de funk en vilains vampires tout pas beau dans un Los Angeles des 70´s. Mais ce deuxième film est beaucoup plus lent que le premier, on a tendance à régulièrement s’emmerder, c’est dommage. Bon, même si a la fin ça s’énerve un peu et le savoureux mélange zombie/vampire du final est très cool. Pas sûr pour autant que ça compense l’heure et quart super chiante d’avant ça.

Dracula_s_Dog_77ZOLTAN, LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA (Dracula’s Dog)1977

Réal : Albert Band / Avec : José Ferrer, Michael Pataki

DRACULA CHIEN

Au milieu des années 70, l’armée rouge a la très mauvaise idée de découvrir le caveau de la famille Dracula, et même du chien qui a les mêmes attribues que son maitre : il a tendance a mordre un peu trop souvent. Comme le chien est le meilleur ami de l’homme, Zoltan va se mettre en quête d’un descendant de son maitre et prendre le bateau pour Los Angeles. Tout ça bien évidemment poursuivi par l’éternel chasseur de vampire en tweed qu’on a souvent dans ce genre d’histoire. Le film utilise la même mécanique que les films de vampire, à ceci près que c’est un chien qui mord les gens et qui les transforme en vampire ! C’est marrant mais finalement pas exploité a fond, dommage. Un peu gore parfois, le long métrage n’a pas trop d’intérêt sauf chez les adorateurs de 30 millions d’amis peut être.

MV5BYzg2M2MzMGYtOGM2MC00MDAyLTliYWMtNDIwOTBiZGJiMzVhL2ltYWdlXkEyXkFqcGdeQXVyMTQxNzMzNDI@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_NOCTURNA 1979

Réal : Harry Hurwitz / Avec : Nai Bonet, John Carradine

DRACULA DISCO

Une version disco de Dracula ! Dracula est un vieux gâteux, sa petite fille est par contre au top d’elle même mais interprétée par une comédienne qui ne sait pas jouer la comédie : c’est ballot. Le comte cherche à marier sa petite fille avec un loup garou mais elle ne jure que par le disco et les musiciens ! On est sur de la comédie d’horreur légèrement érotique et parfois marrante mais surtout musicale. Il y a de la disco tout le temps c’est génial. Ils passent le film à danser et fumer des joints, j’adore ce film ! Par contre aucun rapport avec les codes originaux de Dracula.

CROSS OVER / DRACULA VS N’IMPORTE QUOI

91EOAXYtcSL._SY445_BILLY THE KID VERSUS DRACULA 1966

Réal : William Beaudine / Avec : John Carradine, Chuck Courtney

Le far west, des colons à la conquête de l’ouest sauvage à bord de leur chariot et dont la fille se fait mordiller une nuit qu’elle dormait à la belle étoile : c’est trop dommage ! Cette séquence pré générique plante le décor, il va être question de jeunes filles en danger face à un vieux pervers qui se transforme en chauve souris, heureusement qu’un courageux cowboy sera là pour protéger l’Amérique se ce fléau venu de l’est. Dracula lui n’est pas raciste, il s’en prends aux blondes comme aux natives américaines sans distinction. Par contre énorme faute ici, Dracula (un mix entre Fu Manchu et Salvador Dali) se balade en plein jour sans problème… Quand il hypnotise quelqu’un son visage devient rouge, c’est à se pisser dessus. Sinon c’est vrai de c’est sympa de voir mêlé attaque de diligence et attaque de chauve souris, whisky et sang, immigrants et vampires… Mais au final c’est un film globalement d’un ennui mortel, aucun sous texte. On en retiendra surtout le titre.

indexDRACULA CONTRE FRANKENSTEIN (Los Monstruos del terror) 1970

Réal : Tulio Demicheli / Avec : Michael Rennie, Karin Dor

Un groupe de scientifiques super méchants récoltent des morceaux de gens un peu partout pour créer le monstre ultime mais un flic super sexy est bien décidé à les arrêter (j’ai tout donné sur ce pitch). Le mélange monstres du XIXème et SF des 60’s est assez génial (bonus + 10 pour les bruitages électroniques d’un autre univers). Alors on est servi avec de la momie, du loup garou, du monstre de Frankenstein… Mais faut attendre la moitié du film pour enfin voir le comte en action. On n’est pas déçu : hypnose de jolies filles, prise de sang sans aiguille ni douleur et sexe non consenti (et du consenti aussi parfois) bref, du Dracula qui connait ses classiques. Une série Z marrante et sans prétention : divertissant, sans plus.

draculacontrefrankenstein23DRACULA CONTRE FRANKENSTEIN (Dracula vs. Frankenstein) 1971

Réal : Al Adamson / Avec : J. Carrol Naish, Lon Chaney Jr

Al à la réalisation, on sait qu’on ne va pas être déçu. Et ça loupe pas, dans les 5 premières minutes on assiste à un suçage de sang sur un type et la décapitation bien sale d’une nana. Et ensuite une petite chanson : ce film commence très bien. C‘est très 70’s alors j’annonce qu’il faut aimer le genre et surtout le genre des films un peu psyché, un peu dada, un peu glauque un peu nuls de cette époque. Le truc génial du film : Dracula balance du feu avec sa bague, mais par contre il a un bouc immonde c’est moche. L’histoire en gros c’est une nana qui recherche sa soeur disparue dans une station balnéaire un peu louche mais très vite elle se met à surtout fumer des joints avec le beau gosse du coin plutôt que de chercher la frangine. Heureusement les psychopathes qui rodent nous égrainent des séquences d’enlèvement et d’expériences bizarres pour rythmer tout ça. On voit quasi jamais Dracula donc pour les références au mythe on repassera et c’est au final un film moyen, qu’on peut même qualifier de bon nanar grâce surtout à la dernière partie ultra gratinée et assez folle. Le conseil de la rédaction : mattez ça entre potes avec quelques cannettes de bières

original-436509-971LA LEGENDE DES 7 VAMPIRES D’OR 1974

Réal : Roy Ward Baker / Avec : Peter Cushing, David Chiang

DRACULA VERSUS KUNG FU

Alors on remercie la Hammer pour ce mélange génialement improbable entre vampire et film de Kung Fu. On a du beau Dracula du grand Dracula du Dracula qui fait son entrée avec de la grosse musique qui foue la trouille. Mais ça c’est juste les premières secondes puisqu’ensuite le comte prend l’apparence d’un moine shaolin pour casser les codes tu vois. Heureusement on retrouve nos petits avec le génial Peter Cushing dans le rôle de Van Helsing. L’histoire, on est sur du vampire squelette dégueux à ressusciter en faisant de bons vieux sacrifices, des gentils qui tentent de l’empêcher et des méchants qui tentent de buter les gentils avec une armée très vilaine de vampires squelettes masqués. Ça a l’air génial : c’est normal ça l’est. Les productions Hammer se caractérisent souvent par du maquillage approximatif et des effets spéciaux gênants mais aussi des décors très cool et de la musique très présente qui assure le spectacle : ce film n’échappe pas à la règle. Les séquences de bagarres ne sont pas les meilleurs de l’histoire mais très honnêtes et un gros bonus pour la quantité parfaite de faux sang utilisée. Bon c’est au final beaucoup plus un film de bagarre qu’un film de Dracula et donc oui du coup faut vraiment aimer la bagarre. Peter Cushing tout de velours vêtu et qui se jète aussi dans les bagarres malgré son grand âge nous rappelle évidemment tonton Giles et ça fait plaisir.

Dracula_3000DRACULA 3000 (2004)

Réal : Darrell Roodt / Avec : Casper Van Dien Langley Kirkwood

DRACULA DANS L’ESPACE

Un vaisseau spatial et son équipage aborde un vieux transporteur spatial abandonné, le Demeter. Mais très vite l’équipage est décimé par un mystérieux vampire. Un très mauvais téléfilm avec Dracula à la place d’un alien qui attaque tout l’équipage et les transforme en vampire. C’est assez moche et le costume de Dracula classique qui marche dans les couloirs d’un vaisseau spatiale c’est rigolo une fois mais après dès la 2eme apparition du comte, c’est vraiment ridicule.

MV5BMTkyMTMwNjA3MV5BMl5BanBnXkFtZTcwNzE2NTI2OQ@@._V1_UY268_CR9,0,182,268_AL_BATMAN VS DRACULA 2005

Réal : Michael Goguen / Avec les voix de Rino Romano et Peter Stormare

Batman affronte le mythique Dracula ! Le Pingouin se blesse et son sang réveille le comte Dracula qui trainait dans le coin, pas de chance. Il tombe sous la coupe du comte vampire et celui-ci transforme même le joker en vampire ! Pas facile facile pour le Dark Knight. Malheureusement très moche, ce film d’animation des studios Warner est sympa à suivre si on aime les personnages. Mais franchement c’est tout. Tous les clichés sur le vampire sont présents, l’animation est bâclée, Batman est idiot… À voir, pour les fans du chevalier noir de Gotham, et encore…

LES FAUX FILMS SUR DRACULA

blood_of_dracula_poster_01BLOOD OF DRACULA (ou BLOOD IS MY HERITAGE ) 1954

Réal : Herbert L.Strock / Avec : Sandra Harrison, Louise Lewis

Après avoir bu des produits chimiques et avoir subit une double séance d’hypnose par sa prof, Nancy une jeune lycéenne se transforme en vampire assoiffée de sang ! Encore une fois, rien à voir avec Dracula. Nous sommes même plus proche du film de loup garou car la jeune Nancy se transforme littéralement en monstre sans pouvoir se contrôler… En effet, nous avons affaire à une jeune femme qui se transforme en chauve souris géante et pas en vampire ! Rien n’est à sauver dans ce film honteux ! Au secours !

94689_frontCOMTESSE DRACULA (Countess Dracula) 1971

Réal : Peter Sasdy / Avec : Ingrid Pitt – Nigel Green

Une vieille et veuve comtesse découvre qu’un bain de sang de jeune vierge lui permet de retrouver sa jeunesse d’antan pour quelques heures. Avec l’aide de son bras droit elle assassine plusieurs jeunes femmes et tente de séduire le jeune lieutenant Dobi… Celui-ci se laisse faire pensant être en face de la jeune fille de la comtesse qui doit arriver. Encore une fois, rien à voir avec Dracula mais ce Comtesse Dracula est un très bon film, extrêmement bien produit et divertissant. L’histoire s’inspire en réalité de la légende de la comtesse Elisabeth Bathory qui prenait des bains de sang de jeunes vierges, mais ici tourné sous la forme d’un conte, sanglant et ironique. À voir !

ChL_Twins_of_evil_big_233_406LES SEVICES DE DRACULA (Twins of Evil) 1971

Réal : John Hough / Avec : Peter Cushing – Damien Thomas Mary et Madeleine Collison

Au XIXème les jumelles Gellhorn vivent chez leur oncle en Europe centrale. L’une des deux est fascinée par le mystérieux comte Karnstein. Esthétiquement très beau, le film est parfois fou avec un Peter Cushing en roue libre qui joue un chasseur de sorcières fanatique qui n’hésite pas à brûler vive des jeunes femmes. Le titre VF est une fois de plus trompeur car point de Dracula ici. Le film est en fait le 3eme volet d’un trilogie baptisé Karstein, mettant en scène les crimes de ce comte, totalement inspiré par Dracula. Les deux comédiennes jumelles sont des playmates et dans cette trilogie, la Hammer n’hésite donc pas sur les scènes de nudités mettant en avant la plastique avantageuse de ses héroïnes. C’est cool !

mediaDRACULA AND THE CASTLE OF BLOOD (Les Fantômes de Hurlevent / Netta stretta morsa del ragno) 1971

Réal : Antonio Margheriti / Avec : Anthony Franciosa / Klaus Kinski

Un journaliste ne croit pas que les histoires d’Edgar Poe soient vraies. Il fait le pari avec l’écrivain de passer une nuit dans un étrange château… Les recherches furent longues pour retrouver la trace de ce film, connu sous plusieurs titres. Le titre Anglais est mensongé car Dracula n’a rien à voir là-dedans. Le titre VF est faux lui aussi car il n’y a aucun rapport avec Les hauts de Hurlevent, le roman de Charlotte Bronté. Reste les fantômes, en effet il y en a beaucoup, le héros tombe même amoureux d’une fantomette joué par Michele Mercier. Sauf qu’on découvre à la fin que les fantômes sont en fait des vampires ! Débile. Le film est chiant comme la mort malgré quelques moments fous et très noirs, notamment la fin qui montre qu’il ne faut pas faire chier Edgar Allan Poe. À noter qu’il s’agit d’un remake de Danse Macabre (1964) du même réalisateur.

son_of_dracula_xlgSON OF DRACULA 1974

Réal : Freddie Francis / Avec : Harry Nilsson et Ringo Starr.

On imagine que juste avant de se faire trucider par Van Helsing, le comte Dracula avait eu le temps de féconder la comtesse Dracula, car oui il y avait une comtesse juste dans le cercueil À coté et personne ne pense jamais à regarder dedans avant de quitter le château. Heureusement l’incroyable Merlin joué par Ringo est là pour s’en occuper après la mort de comte et prendre soin de l’héritier qui va suivre les traces du papa une fois devenu grand : dans les 70’s. Film Z musical sur Dracula. Le projet est né parce que Ringo (oui le Ringo des Beatles) voulait faire une comédie musicale sur Dracula. Alternant scènes de concert et séquences surréalistes dans des décors en cartons, le film est odieux mais vaut le coup juste pour voir Ringo interpréter le rôle de Merlin l’enchanteur sous LSD. C’est pas toujours réussi mais au moins ça tente des choses. Exemple : la toute première scène très déstabilisante entrecoupée de plans subjectifs. Ou la scène de combat entre le fiston Dracula et un loup garou montée comme un mauvais hongkongais. Bon, à part ça, on va pas se mentir, le film est globalement assez chiant et son festival de WTF à base de convention international de l’occulte ne suffit pas pour tenir l’intérêt pendant 1h30.

PARODIES / COMEDIES

Abbott_costello_frankensteinDEUX NIGAUDS CONTRE FRANKENSTEIN (Abbott & Costello meet Frankenstein) 1948

Réal : Charles Barton / Avec : Bud Abbott, Lou Costello, Lon Cheany Jr, Bela Lugosi

Deux livreurs doivent conduire les cercueils de la créature de Frankenstein et de Dracula au musée des horreurs… Malheureusement, les monstres se réveillent ! Et Dracula souhaite mettre le cerveau de Costello dans le corps de la créature de Frankenstein ! C’est un classique de la comédie d’horreur qui a le culot de réunir Frankenstein, Dracula et même le loup-garou dans une succession de séquences hommages aux différents mythes. Après, les gags sont lourds et ce n’est finalement pas très marrant. Le seul plaisir est de voir Bela Lugosi reprendre son rôle fétiche et endosser à nouveau le rôle du méchant de l’histoire !

vampira_old_dracula_posterVAMPIRA (Old Dracula) 1974

Réal : Clive Donner / Avec : David Niven, Theresa Graves

Dracula est vieux et il rêve de faire revivre son amour Vampira. Il accueille de nombreuses jeunes femmes dont une jeune noire dont le sang fait revivre la maitresse du vampire. Hors, elle ressuscite noire ! Dracula est raciste et donc furieux. Il décide de fournir des victimes blanches à sa femme, pour qu’elle retrouve sa couleur d’origine… C’est une comédie pas très très drôle, typique des années 70. Dracula est constamment tourné en ridicule car il n’est pas adapté à la société des 70’s, les gags s’enchainent sans aucun sourire ou presque. Le film est lent, plat et sans aucun intérêt.

Dracula_pere_et_filsDRACULA PERE ET FILS 1976

Réal : Edouard Molinaro / Avec : Christopher Lee, Bernard Menez

La distribution dit déjà tout : Christopher Lee et Bernard Menez ! Mais c’est raté. C’est ni drôle ni effrayant. C’est super chiant. Les personnages et l’histoire n’ont rien à voir avec l’oeuvre originale. Pas trop besoin de pitch tellement il n’y a pas d’intrigue a pitcher dans ce film. Tout est dans le titre : Dracula a un fils et voila c’est tout. Les gags sont gênants, sauf peut être celui de la poupée gonflable qui devrait plaire à Riley, fans de ce genre d’objet. Ah si pardon il y a Gérard Jugnot à un moment et ça c’est plutôt très cool. Il y a aussi vaguement un propos social avec un parallèle fait entre vampire et immigrants mais mal utilisé… Moyen moyen.

cc783e45e614fb8a6aceba6a678848e7LE VAMPIRE DE CES DAMES (Love at First Bite) 1979

Réal : Stan Dragoti / Avec : George Hamilton, Susan Saint James

Parodie ! Mais attention une parodie d’un genre très spéciale puisqu’elle a l’énorme particularité de n’être absolument pas drôle. Ça commence un peu comme le fils de Dracula où le comte se fait exproprier par les communistes (à croire que la guerre froide faisait marrer tout le monde en fait à l’époque). C’est extrêmement gênant encore, aucun gag ne fonctionne (d’ailleurs c’est à chaque fois très compliqué de savoir si on est devant un gag ou pas), après à peine 10 minutes on veut déjà que ça se termine et le reste du film passe très très très lentement. Donc sinon c’est l’histoire de Dracula à New York qui tente de séduire la Claudia Schiffer de l’époque, Il est aidé dans sa tâche par son hilarant maitre d’hotel : Renfield. Dur, vraiment très dur à regarder. Alors oui il y a bien quelques passages disco pour rehausser un poil le niveau mais franchement ça suffit pas.

Les_Charlots_contre_DraculaLES CHARLOTS CONTRE DRACULA 1980

Réal : Jean-Pierre Desagnat / Avec : Gérard Filipelli, Gérard Rinaldi

Les charlots ne respectent rien et surtout pas les codes officiels de Stoker. Chez eux Dracula a besoin d’une potion pour être un vrai vampire. Une potion à laquelle il ne peut accéder que grâce a l’aide d’une copine des charlots par un concours de circonstances toutes plus improbables les unes que les autres. Et c’est donc parti pour une succession de gags foufous avec même du très grand Gérard Jugnot dans tout ça. Alors contre toute attente c’est drôle : « Le téléphone était pas en dérangement, il l’avait caché dans le fromage blanc » meilleur réplique des films de Dracula ever ! Humour Charlots donc humour quand même, non ?

MV5BMGI5NGJlYWItYjM4Mi00MWI5LTkyNjEtYWNjZDc0MDk0OTI2L2ltYWdlXkEyXkFqcGdeQXVyMTYxNjkxOQ@@._V1_UY268_CR6,0,182,268_AL_MAMA DRACULA 1980

Réal : Boris Szulzinger / Avec : Louise Fletcher, Maria Schneider

Un scientifique un peu foufou est invité au château Bathory ou habite la comtesse Elisabeth Dracula pour un congrès sur le sang. Rien que par ce pitch kamouloxien on comprend que le film tente de naviguer sur deux fleuves en même temps : ça part mal. Ensuite la statue de la liberté est affublée de dents de vampires cartoonesques qui nous donne un indice sur l’orientation du film : ce serait donc une comédie. Heureusement qu’on a cet indice car l’ensemble est tellement pas drôle qu’on pouvait prendre ça pour un drame extrêmement gênant. Au niveau de l’ambiance on est en gros à mi chemin entre Lars van Trier et les charlots et je le dis tout de suite sans aucune des qualités des deux. Sinon il y a une vague tentative de coller un poil au livre de Stoker en reprenant la thématique du jeune trou du cul séquestré par le vampire dans son sordide château pour lui aspirer son vigoureux fluide, mais franchement ça pèse pas lourd dans tout le pataquès sans queue ne tête qu’est ce film. C’est absolument nul à chier, une preuve flagrante que le comte Dracula et la comtesse Bathory ne sont pas fait pour être ensemble.

MV5BOTlmMDAzZmUtOGI5Zi00NzViLThmYTYtZGFkYmFmOTNhOGM0XkEyXkFqcGdeQXVyNTI4MjkwNjA@._V1_THE MONSTER SQUAD 1987

Réal : Fred Dekker / Avec : Andre Gower, Robby Kiger

Co-écrit par le normalement très bon Shane Black. Idée très cool sur le papier : des monstres mythiques de la culture populaire débarquent dans une banlieue américaine à notre époque et sont combattus par une bande de gamins : les goonies rencontrent Dracula, le monstre de Frankenstein, un loup garou une momie… Il y a même un homme poisson ! On est assez proche du concept de Buffy finalement… Mais ce film a un peu les mêmes défauts que le film Buffy qui sortira 5 ans plus tard. Le fantastique y est trop pris à la rigolade. Au lieu d’utiliser les thèmes forts véhiculés par ces monstres cultes pour les moderniser, ils sont au contraire moqués et transportés dans un univers contemporain sans aucune mise a jour : aucun intérêt. Revoyez plutôt E.T. ou relisez IT de Stephen King (à qui il est fait un petit clin dans le film) des oeuvres clairement pompées par Monster squad) plutôt que de vous infliger cette comédie d’horreur ni drôle ni horrifique.

946f64521c9360fb2abd7347cdd843c3DRACULA MORT ET HEUREUX DE L’ÊTRE (Dracula : Dead and Loving It) 1995

Réal : Mel Brooks / Avec : Leslie Nielsen, Mel Brooks

On est sur de la parodie, une parodie extrêmement fidèle de la version de 1931 de Todd Browning. L’histoire est très bien respectée mais ne sert que de contexte pour faire des blagues. Une idée très cool : Dracula qui fait un cauchemar. À ne conseiller par contre qu’aux fans du style Mel Brooks. Si vous avez aimé Space balls, Young Frankenstein ou Sacré Robin des bois, ça vous plaira surement.

arton21337HOTEL TRANSYLVANIE 2012

Réal : Genndy Tartakovsky / Avec : Adam Sandler, Kevin James

Dracula est l’heureux papa gâteau d’une gentille petite fille et en plus de ça il ouvre un hôtel rien que pour les monstres, trop sympa Drac ! Car dans ce monde les monstres ont très très peur des humains et font tout pour les éviter et rester entre eux. Dracula fait tout pour que sa fille ne veulent jamais sortir de l’hôtel et ne croise jamais d’humain jusqu’au jour ou une espèce de Norman version globe-trotter extrêmement énervant débarque. C’est une comédie à base de quiproquo, cachoterie tout ça tout ça, pas des masses de rapport avec les codes Dracula. L’animation est par contre clairement géniale. Le film fera peut être rire les plus petits mais ne restera pas dans l’histoire des meilleurs films avec Dracula.

387604HOTEL TRANSYLVANIE 2 2015

Réal : Genndy Tartakovsky / Avec : Adam Sandler, Andy Samberg

Dans le numéro 1, Drac apprenait a être un bon papa ouvert et compréhensif, dans le 2 il découvre les joies d’être grand père. Sans intérêt sauf peut être aux fans du 1er, si il y en a. Mais honnêtement c’est chaud, nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusqu’au bout.

LES DRACULA BLOCKBUSTERS

indexVAN HELSING 2004

Réal : Stephen Sommers / Avec : Hugh Jackman, Kate Beckinsale

Sur le papier idée géniale : un medley de monstres fantastiques (Frankenstein, Dracula, Mister Hyde…) pourchassés par Hugh Jackman et réalisé par celui qui avait très bien réussi à mêler aventure action et comédie dans sa Momie. Problème là, les curseurs ont tous été poussés beaucoup trop loin. Trop de blagues, trop d’effets non crédibles, trop d’irrespect pour les mythes utilisés… ils vont vraiment beaucoup trop loin… On avait déjà parlé de ce film dans notre dossier loup garou et hélas pour le traitement de Dracula c’est pareil, voir pire. Quand à la troisième scène on découvre que Van Helsing est une sorte d’agent secret blindé de gadgets du Vatican on a compris que ce film serait irrécupérable. Dracula y est bidon : une caricature de docteur Mad mégalo avec un plan diabolique et improbable à exécuter, aucun intérêt.

MV5BMjE0Nzg2MzI3MF5BMl5BanBnXkFtZTYwMjExODQ3._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_BLADE : TRINITY 2004

Réal : David S. Goer / Avec : Wesley Snipes, Kris Kristofferson

La version Dominic « testostérone » Purcell de Dracula. Notre comte préféré se retrouve dans cette histoire sous le nom plus djeun’s de Drake et réduis a l’état de tas de muscle très très méchant plein de dents et super véner d’avoir été réveillé pendant sa sieste de 1000 ans. Le film est globalement sans intérêt mais en fait tellement des caisses dans tous les domaines qu’il en devient parfois rigolo. L’histoire c’est Blade, le super héros tueur de vampires, qui trouve dans cet épisode 3 deux nouveaux side kicks à la plastique impeccable : Jessica Biel et Ryan Reynolds. À noter, Une scène surréaliste qui montre Drake découvrant tout le merchandising draculien et ça le rend encore plus véner : ça c’est drôle, mais ça dure 30 secondes. Il y a même des scènes à la Baby driver mais en raté, très très raté.

047909DRACULA UNTOLD 2014

Réal : Gary Shore / Avec : Luke Evans, Dominic Cooper

Le début fait du 300 mais moins bien. Donc là on est sur une sorte de prequel très très libre de l’oeuvre original. On nous y raconte la vie de Vlad avant qu’il devienne Dracula. Donc sa vie compliquée de chef d’Etat, les turcs qui veulent l’envahir, sa meuf son gamin et les curés qui lui cassent les couilles donc évidemment il va se tourner vers les forces de l’ombre pour être un peu pénard et effectuer un petit pacte démoniaque. Beaucoup de scènes de bagarres dans ce film et quasiment toutes assez quelconque. C’est complètement construit comme les films de super héros de ces dernières années donc si vous êtes clients ça peut vous plaire, moi perso j’y arrive plus. Pas trop trop d’intérêt tout ça et surtout aucune des thématiques que traite Dracula normalement ne se retrouve dans ce film.

DRACULA PAR PATRICK LUSSIER

69198482_afDRACULA 2001 (Dracula 2000) 2001

Réal : Patrick Lussier / Avec : Gerard Butler – Christopher Plummer

Un groupe de cambrioleurs volent le cercueil de Dracula dans les sous sols d’un descendant d’Abraham Van Helsing. Très très mauvaise idée. Je déteste ce film pourtant produit par Wes Craven. C’est une succession de clichés sur le mythe et le film est moche tout le temps. Comble de la connerie, on apprend en fait que Dracula est en fait Judas ressuscité !

Dracula-II-Ascension-2003-In-HindiDRACULA II : ASCENSION 2003

Réal : Patrick Lussier / Avec : Jason Scott Lee, Stephen Bellington, Roy Scheider

Un groupe d’étudiants, influencés par leur prof handicapé, décident de faire des expériences sur le corps d’un vampire, trouvé par l’une des étudiantes qui bosse dans une morgue… Bien sûr, c’est une très mauvaise idée, d’autant plus que le vampire n’est autre que Dracula ! Fausse suite de Dracula 2000, le film reprend le corps de Dracula laissé à la fin du premier film et le met face à un groupe d’étudiants idiots et leur prof qui veut guérir son handicap. Succession de twists imbitables. Le film est sauvé par des scènes d’actions propres et par la présence de Jason Scott Lee (petit fils de Bruce) en chasseur de vampires envoyé par le Vatican ! Aucun intérêt.

film_5666_1DRACULA III : LEGACY 2005

Réal : Patrick Lussier / Avec Jason Scott Lee, Rutger Hauer, Jason London

5 ans après les événements de Dracula 2, le père Uffizi revient pour se venger de Dracula, avec comme side kick le survivant du film précédent. Cette fois, il ira chercher Dracula en Roumanie, en plein milieu d’une guerre civile. Très loin des 2 films précédents, Dracula 3 est une excellente surprise ! S’appuyant sur un contexte politique fou et des séquences d’actions bourrines, le film va loin en présentant des personnages jusqu’au-boutistes et des séquences surréalistes (la scène d’orgie vampirique dans le château du comte est dingue). S’appuyant toujours sur la mythologie développée dans les 2 volets précédents (Dracula = Judas), le film est moins con qu’il en a l’air et propose une fin osée et très marquante ! Bonus : En cherchant un surnom au père tueur de vampires, le side kick propose de l’appeler Buffy !

DRACULA PAR JESS FRANCO

4dc1324813897LES NUITS DE DRACULA 1970

Réal : Jess Franco / Avec : Christopher Lee, Herbert Lom

Jess respecte bien les codes : Harker qui débarque chez Dracula, des loups qui font peur (bergers allemand plutôt), par contre les cris de singe dans la foret qui entoure le château c’était pas obligé. Au delà des blagues, sérieux le bouquin est respecté au poil de cul surtout au début (avec même des extraits du texte originale utilisés tel quel en répliques de Christopher Lee). Klaus Kinski en Renfield, quelle excellente idée ! Mais hélas ça reste du Jess Franco, on sent très fort le budget riquiqui et on est même parfois a deux doigts du nanar

1210610VAMPYROS LESBOS (l’héritage de Dracula) 1971

Réal : Jésus Franco / Avec : Soledad Miranda, Dennis Price

Une jeune femme frustrée sexuellement par son jeune amant Omar (oui c’est peut être raciste en plus d’être misogyne) doit se rendre sur une île mystérieuse rencontrer une comtesse pour le boulot. Une île ou évidemment, les locaux lui disent que la mort rode et qu’il ne faut surtout pas s’y rendre. Donc même si il n’y a finalement aucun Dracula dans ce film (il est vite fait évoqué comme aïeul de la comtesse mais c’est tout), on y retrouve pas mal d’éléments du mythe (il y a même un docteur Seward !) mais complètement passé à la sauce Jess Franco c’est très intéressant. Des jeunes femmes nues qui s’amusent sur scène ou dans des chambres à coucher, beaucoup de dentelles. Franco est un pervers stylisé, il est obsédé par le corps des femmes, il ne filme que ça et les mixe avec de la musique de hippies et des trucs qui n’ont rien à voir mais qui serviront d’allégories comme des scorpions, un cerf volant ou des bateaux. Ce qui est marrant c’est que la morsure n’est plus une métaphore du sexe, ici c’est les scènes de sexe qui simulent la morsure et sont des images de la domination surnaturelle, c’est inversé. Un Dracula contemporain donc et version féminine (Dracula, Renfield, Harker… sont tous des femmes). Et au lieu d’avoir le patriarcat noble du XIXème victorien comme prison de l’émancipation sexuelle des épouse,s ici c’est l’impuissance supposée des personnages masculins qui pousse les femmes à se tourner vers des aventures exotiques et lesbiennes extra conjugales. Pourquoi pas ! Et surtout film cohérent donc très cool.

MV5BMTI3MzQwNjAyMl5BMl5BanBnXkFtZTcwNjE0NzMzMQ@@._V1_UY268_CR4,0,182,268_AL_DRACULA, PRISONNIER DE FRANKENSTEIN (Dracula contra Frankenstein) 1972

Réal : Jésus Franco / Avec : Dennis Price, Howard Vernon

Dracula est tué par un simple docteur ! Mais un autre médecin, plus dangereux, Victor Frankenstein débarque, accompagné de sa créature et d’un serviteur obsédé sexuel. Il entreprend de s’installer dans le château du comte dans le but de ressusciter le comte vampire pour en faire son esclave… Malgré quelques plans incroyables, ce film est un bordel sans nom et complètement fou. Rien ne tient debout, les comédiens sont en roue libre totale et Franco préfère nettement filmer les formes des personnages féminins que les monstres… Nous sommes ici dans de la série Z expérimentale et ça fait très très mal à la tête… Vous êtes prévenus.

indexLA FILLE DE DRACULA 1972

Réal : Jess Franco / Avec : Carmen Yazalde, Anne Libert

Ça commence par une scène de bain complètement gratuite. On retrouve le Jess qu’on adore et son style érotico/fantastique sans pareil et on assiste donc a une scène d’ouverture quasi giallesque et ça fait plaisir. Bon après c’est beaucoup moins intéressant, limite chiant. Je n’ai pas précisé qu’on est évidemment pas du tout dans une adaptation du livre ici. On serait plutôt sur une sorte de suite mettant en scène une jeune femme des seventies qui découvre qu’elle est la dernière descendante de Dracula : coeur avec les doigts. Sinon le reste du film est une succession de nana à poil vite fait reliées entre elles par une vague intrigue policière. Vraiment pas ouf, limite aucun intérêt. Et en ce qui concerne le Dracula du film, on ne le voit quasi pas, il ne sert à rien et il se fait tuer avec (sacrilège!) un pieu dans la tête… Sa fille aurait pu être traitée intelligemment comme une sorte de version moderne et lesbienne du comte mais c’est pas du tout fait. Ce personnage n’est là que pour être nu. Alors oui elle est très jolie cette comédienne mais cinématographiquement ça reste assez limité.

alt1_killer_barbys2_bigKILLER BARBYS VS DRACULA 2002

Réal : Jess Franco / Avec : Sylvia Superstar – Lina Romay

Le groupe espagnol de rock Killer Barbies est attaqué en pleine tourné par le comte Dracula. Mes yeux… Au secours… Je suis aveugle… Un film totalement nul, filmé à la caméra DV par un réalisateur sénile. En plus les musiques, composées par le groupe bien sur, sont des honteux plagiats de Nirvana.

LES DRACULA SEXY

count+dracula's+great+loveLE GRAND AMOUR DU COMTE DRACULA (El gran amor del conde Dracula) 1974

Réal : Javier Aguirre / Avec : Paul Naschy, Rosanna Yanni

4 jeunes femmes se réfugient dans un vieux sanatorium après l’accident de leur charrette… Malheureusement, c’est le comte Dracula qui les accueille. Il s’agit en fait d’un film érotique qui multiplie les scènes de sexe lesbien gratuitement. Malgré une construction façon slasher, le film est lent et chiant comme la mort, et il semble avoir été réalisé par un vieux pervers qui a choisi le prétexte de Dracula pour mettre du sang partout sur le corps de jeunes vierges pas farouche… (SPOILER) Ah si quand même, Dracula tombe amoureux et finit par se suicider par amour…

Andy_warhols_dracula_2_1974ANDY WARHOL’S DRACULA ou DU SANG POUR DRACULA 1974

Réal : Paul Morrisey / Avec : Udo Kier

Dracula est malade. Il doit se nourrir du sang de jeunes femmes vierges, mais avec la libération sexuelle il n’y a plus beaucoup de jeunes vierges. Il se rend en Italie période Mussolini pensant trouver ce qu’il recherche mais il tombe sur un jardinier qui s’occupe des jeunes vierges plus vite que lui. Très décevant, la mise en scène est plate et malgré le pitch marrant c’est franchement con. L’érotisme assumé du film est malheureusement loupé. et l’aspect film d’horreur tourne vite au ridicule. Dommage.

63979_countess-draculas-orgy-of-bloodCOUNTESS DRACULA’S ORGY OF BLOOD 2004

Réal : Donald F. Glut / Avec : Paul Naschy, Glori-Anne Gilbert

Attention c’est pas un porno, c’est seulement « érotique » et la différence est de taille 😉 Alors on est bien en 1897 (année de sortie du livre de Bram Stoker) par contre on est en Californie chez les cowboys… pourquoi pas. Une étrange créature blonde à forte poitrine apparait en fumée pour donner du plaisir à une jeune femme délaissée par son mari qui préfère s’amuser avec son colt plutôt qu’avec son épouse. On est quasi dans les codes de Dracula et en grosses métaphores on est très bien aussi. Sauf qu’ensuite pas de crocs plantés pour donner l’image d’un rapport sexuel : on passe tout de suite au véritable rapport sexuel. Le mari cocu se fait aider d’un curé badass pour récupérer sa femme et buter les vampires ( les effets spéciaux de décomposition du corps des vampires sont très cool). Ellipse ! 100 ans plus tard, nous voila maintenant de nos jours à Los Angeles et évidemment les vampires obsédés sexuels ne vont pas tarder à revenir. A part Renfield et évidemment Dracula on retrouve assez peu d’éléments de l’oeuvre originale. Le son est dégueulasse… Mais c’est vrai que sur ce genre de production, c’est plutôt l’image qui est privilégiée. Au final ça baise pas tant que ça mais attention uniquement entre femmes, les amateurs et amatrices apprécieront. Le gros problème est qu’ils ont mis tellement d’attention à développer une histoire compliquée que le coté sexy est délaissé… bilan draculien très bof et bilan sexy très très bof.

MV5BMTUwOTg2Mjg1NV5BMl5BanBnXkFtZTgwODAzMzcyMDE@._V1_UX182_CR0,0,182,268_AL_DRACULA (Dracula 3D) 2012

Réal : Dario Argento / Avec : Thomas Kretschmann, Marta Gastini

Les premières secondes piquent les yeux et les oreilles : images de synthèse et musique à chier partout, on croirait un film de youtuber. Donc tout de suite après le film s’améliore considérablement avec des jeunes paysans du XIXème qui baisent dans la paille. Les grandes lignes du récit original sont globalement reprises mais passées à la moulinette du cerveau dérangé de ce bon vieux Dario. Et il y mélange donc ses obsession à lui : des topless complètement gratuits, un jardinier tueur en séries, sa fille Asia, une mante religieuse géante… La démarche est super intéressante après le film est tellement dégueulasse techniquement qu’on aura du mal à y voir autre chose qu’un narnar c’est ballot.

LES DRACULA SANS POGNON

blood_of_draculas_castle_al_adamson_crown_international_posterBLOOD OF DRACULA’S CASTLE 1969

Réal : Al Adamson / Avec : John Carradine, Paula Raymond

Une jeune femme en voiture, une panne inexplicable le long d’une foret, la jeune femme part chercher de l’aide a pieds et fait une rencontre moyennement sympathique. C’est ainsi que commence cette série Z qui sent bon les 70’s. La suite est du domaine de l’improbable : séance photo au marin-land, on se demande si on est bien dans un film sur Dracula. Et puis le photographe reçoit un télégramme dans lequel il apprend qu’il vient d’hériter d’un mystérieux château et là on retombe dans nos codes bien aimés : de la jolie femme séquestrée et de la quête absolue du précieux sang. Le film est vraiment fauché, le son, les nuits américaines et les cascades entre autres sont assez sales. Al Admason c’était son style : pas beaucoup de moyens mais il tournait quoi qu’il arrive et surtout en totale indépendance, pas de studio derrière ses productions et des ingrédients qui marchent toujours : de la violence, des nana dénudées et des histoires sans queue ni tête mais au moins on s’emmerde rarement. C’est relativement rythmé et cool a suivre. Très peu de lien avec l’histoire originale mais une tentative sympa de moderniser le mythe avec un Dracula qui tente de vider ses victimes de leur sang non pas avec ses longues dents mais avec des instruments plus médicaux. Pas un grand film mais assez malsain pour retenir l’attention des plus fans du genre.

asy_686340184534_270DRACULA’S CURSE 2006

Réal : Leigh Scott / Avec : Thomas Downey, Eliza Swenson

La chasse aux vampires dans un parking souterrains avec de jolies filles le nombril à l’air armées de fusils mitrailleurs, on se dit pourquoi pas… Ensuite les minutes défilent, le film avance extrêmement péniblement et ça se confirme : nous somme devant un bon vieux nanar des années 2000. Image très moche, maquillage scandaleusement risible, jeu inexistant, scenario surement oublié par l’equipe au KFC du coin pendant la pause déjeuné. Mais bon, si on arrive a mettre de coté tout ça, le film se regarde. Alors l’histoire c’est assez compliqué, il y a un groupe de chasseurs de vampire un peu en mode retraite, il y a des vampires pas d’accord entre eux qui se font des guéguerres de clans, une comtesse Bathory, un jacob Van Helsing… Et au milieu de ça un petit gars qui cherche sa copine enlevée par des vampires lesbiennes. Ce gros lourd de réalisateur a beau faire défiler les jolies filles court vêtues, le film reste globalement chiant. Mais en même temps, certaines scènes sont presque cools, c’est rare mais ça arrive, du coup le tout est un peu déconcertant. Et c’est finalement beaucoup plus un film de « vampire slayer » que de Dracula.

MV5BMTM1ODEwMDIyNF5BMl5BanBnXkFtZTcwNzM0NDk3Nw@@._V1_UY268_CR12,0,182,268_AL_SAINT DRACULA 3D 2012

Réal : Rupesh paul / Avec : Mitch Powell, Patricia Duarte

Le titre fait rêver, le générique début en images de synthèse immondes nous ramène très vite sur terre, il pique les yeux. Les premières minutes sont un concentré de mauvais gout effrayant d’amateurisme. Sinon niveau pitch : Dracula amoureux d’une apprentie bonne soeur, faut avouer qu’on n’avait pas encore vu ça. Le comte s’attaque à tout un couvent et met la foie de toutes ses occupantes au défi de sa puissance sexuelle. Beaucoup trop de délire mystique et de bondieuseries pour être intéressant et puis c’est tellement atroce techniquement (c’est plus moche qu’un film d’étudiant, on comprend rarement ce qu’on est en train de regarder) qu’on vous conseille très très fort de jamais y mettre un oeil. Les points positifs : une scène musicale ou Drac pousse la chansonnette à 20 minutes de la fin et l’énorme poitrine de l’actrice principale. Mais sérieux, même pour les fans de Broadway et de gougouttes c’est beaucoup trop peu pour justifier un visionnage de cette 1h30 nullissime.

maxresdefaultDRACULA THE IMPALER (2013)

Réal : Dereck Hockenbrough Avec : Diana Angelson – Daniel Anghelcev

Un groupe de lycéens part en voyage dans le château de Dracula suite au rêve de l’un d’entre eux… Construit comme un slasher à la con, très cheap, le film est tourné dans une forêt et dans trois décors de château en mousse… Vaguement érotique, long métrage est sauvé par quelques séquences funs et assez sanglantes. Un film qui passe tout seul mais c’est débile.

LE TOUR DU MONDE DE DRACULA

Drakula_halálaDRAKULA HALALA 1921

Réal : Karoly Lajthay / Avec : Paul Askonas, Carl Goetz

HONGRIE

Vrai faux premier film de vampire, on ne sait pas trop et on ne trouve que 3 pauvres photos sur les internets donc film compliqué a analyser. L’excellente chaine youtube blow up nous explique que ce film hongrois serait finalement sorti après le Nosferatu de Murnau mais qu’un film russe aurait été fait avant mais en fait c’est un fake. C’est très compliqué et très drôle donc on voici directement le lien vers la vidéo qui vous expliquera tout : https://www.youtube.com/watch?v=q1Rj9u8wPPA

dracula-in-istanbul-1953DRACULA ISTANBUL’DA 1953

Réal : Mehmet Muhtar / Avec : Annie Ball, Cahit Irgat

TURQUIE

On est sur de l’adaptation contemporaine mais assez fidèle malgré un Dracula chauve. Difficile de juger le film techniquement, je l’ai vu en version ignoble 240p sur internet. Problème de budget peut être, ici Dracula n’a pas trois femmes qui vont se jeter sur le petit notaire mais juste une seule. Alors une fois qu’on quitte le château de Dracula, cette version turque vrille un peu. En effet la femme du notaire est danseuse et prise d’assaut par des prétendants très entreprenants (c’est cohérent avec l’univers donc cool). Bon au final, rien d’extraordinaire, on ne conseillera ce film qu’aux ultras fans de Dracula.

Image-16937845DRACULA AU PAKISTAN (Zinda Laash) 1967

Réal : Khwaja Sarfraz / Avec : Rehan, Asad Bukhari

PAKISTAN

Un professeur fou trouve la formule pour obtenir la vie éternelle… Malheureusement, il se transforme en vampire et doit se nourrir de sang pour vivre éternellement… Le film est en fait un quasi plagiat du premier Dracula avec Christopher Lee, mais dans les années 60 et sous forme de comédie musicale ! C’est un OVNI assez irregardable et difficile à suivre, malgré la structure similaire au 1er film. Les numéros de chants et danses ridicules m’ont achevé. À noter qu’il s’agit du premier film pakistanais classé X.

santo_and_blue_demon_vs_dracula_and_wolfman_poster_01SANTO ET BLUE DEMON CONTRE DRACULA ET LE LOUP-GAROU 1973

Réal : Miguel M. Delgado / Avec : Santo, Blue Demon

MEXIQUE

Donc Santo pour ceux qui ne connaissent pas c’est un catcheur mexicain incroyable, une sorte de zizou du catch qui, quand il ne catch pas, combat les forces du mal (parfois accompagné de son pote Blue Demon, lui aussi complètement catcheur et cagoulé). Et tout ça en permanence avec sa cagoule sur la tête. À noter dans ce film une séance de réanimation de vampire mort à base de mec pendu au dessus du squelette et vidé de son sang pour faire revivre le vampire, complètement « when she was bad » donc on adore. Dracula est pote avec un loup garou et il a d’autre loup garous comme sbires : ok. Alors faut quand même beaucoup aimer le catch pour ce genre de film, il y a facile 20-25min de lucha libre pure sans aucun rapport avec l’histoire… c’est un concept. Alors oui c’est frais et un peu rigolo mais ça s’arrête là. Les bagarres sont nuls, les comédiens surement amateurs et la mise en scène catastrophique. Maintenant concernant Dracula : et bien on le voit quasi pas, Évidemment absolument rien en commun entre ce film et le livre de Stoker à part peut être les pouvoirs d’envoutement qu’il exerce sur les femmes. Femmes qui dans ce film sont vraiment exclusivement des potiches en jupe très courte… Pas trop empowerment tout ça. Détail génial : les bruitages. C’est un film sans aucun son direct, tout est refait en post prod et certains choix de bruitage sont à la limite du cartoonesque parfois : très drôle.

jaquetteSANTO ET LE TRESOR DE DRACULA 1974

Réal : René Cardona / Avec : El Santo – Aldo Monti

MEXIQUE

En voulant sauver une jeune femme accidentellement envoyée dans le passé par une machine à voyager dans le temps, Santo le catcheur mexicain ramène le comte Dracula qui va très vite se mettre à bouffer tout le monde. Santo et son pote Blue Demon décident donc d’aller lui péter la bouche et de renvoyer le vampire à son époque ! Très marrant ! L’histoire est bien sûr débile mais l’ambiance 70’s gothique et les combats de catchs sont énormes ! Une série Z à voir absolument !

348382_poster_scale_188x250NOSFERATU A VENISE 1988

Réal : Augusto Caminito et autres / Avec :Klaus Kinski – Donald Pleasence.

ITALIE

Un vampirologue soupçonne que le Nosferatu se cache à Venise pour mourir. En effet, s’il tombe amoureux d’une jeune vierge il mourra. À la base prévue comme une suite du Nosferatu de Herzog, le film s’éloigne rapidement de son prédécesseur. Ultra kitch et parfois idiot, ce long métrage est tout de même assez plaisant à regarder et vraiment très beau par moment. Le tournage a été une catastrophe avec plusieurs réalisateurs qui se sont succédés avant que Klaus Kinski totalement fou prenne le pouvoir sur le tournage. N’hésitez pas à lire l’article sur Nanarland qui raconte les coulisses, c’est très marrant (http://www.nanarland.com/Chroniques/chronique-nosferatuavenise-nosferatu-a-venise.html)

afficheLA FIANCEE DE DRACULA 2002

Réal : Jean Rollin / Avec : Jacques Orth, Thomas Smith

FRANCE

Un film scandaleux de Jean Rollin avec entre autre Brigite Lahaie et Annette de Premier baisers, oui je sais ce name dropping est complètement improbable. Comme ce film d’ailleurs qui ne ressemble en rien aux glorieuses séries Z que Jeanno nous pondait sans les 70´s. L’histoire n’a ni queue ni tête. En gros Dracula cherche une femme et mandate tout un tas de gens pour lui en trouver une. Il y a des bonnes sœurs, des sorciers, des vampires et tout un bazar incompréhensible autour d’une plage bretonne, moi j’ai rien pipé. Alors il y a vaguement une nana sous l’emprise de Dracula en mode Lucy ou Mina mais a part ça rien n’est repris du mythe originel. Et puis ça joue tellement n’importe comment que ça fait mal au crane. Aucun intérêt.

Dracula_2012DRACULA 2012 2013

Réal : Vinayan / Avec : Thilakan, Shradha Das

INDE

Un mignon petit couple indien en lune de miel en Transylvanie prend un peu trop à la rigolade la légende de ce bon vieux Dracula. Sauf que la partie masculine du joli petit couple va regretter ses moqueries quand la version poilue After Effect 1 de Dracula va venir lui casser la gueule et le transformer à son tour en vilaine bête. Il va ainsi pouvoir tourmenter sa meuf et beaucoup d’autres une fois de retour au pays. On est donc sur du Bollywood et qui dit Bollywood dit séquences musicales sur de la techno d’un autre univers mais impeccablement chorégraphiées. Les séquences d’actions aux effets spéciaux vulgaires et les comédiens en free style ont un certain charme malgré tout. Par contre Bram Stoker risque lui de se retourner un maximum dans sa tombe si il voit un jour sur ce film, on est un peu loin du gothique victorien. Le tout est vraiment trop faible sur les fondamentaux cinématographique pour être pris au sérieux. Tout est beaucoup trop ! Ce réalisateur n’a aucun sens de la mesure, exemple : quand Dracula débarque dans la chambre d’une jeune femme sous forme de fumée, les mecs balancent carrément la machine a fumée a fond, yen a dans toute la pièce on croirait un système anti incendie.

LES DRACULA LES PLUS POURRIS

t3TENDRE DRACULA (ou la Grande Trouille) 1974

Réal : Pierre Grunstein / Avec : Peter Cushing, Bernard Menez, Miou-Miou

Deux scénaristes et deux actrices se rendent dans le château d’un vieil acteur de films d’horreur, dans le but de lui écrire un film romantique… Mais serait-il un vampire ? Absurde, atroce, invraisemblable sont les bons adjectifs pour définir cette catastrophe. Parfois drôle mais souvent gênant, mélangeant la comédie, la comédie musicale et le film d’horreur loupé. Tendre Dracula est à fuir absolument, sauf si vous voulez voir Dracula mettre une fessée à Miou Miou !

Ultimatum-1976-1DRACULA I KURAN KUMAR 1999

Réal : Bhushan Lal / Avec : Jyoti Rana

Alors je n’ai pas compris le film car il est en hindi et qu’il y a pas de sous titres. Je reprends sans scrupule le pitch sur Youtube : Dracula comes back from the grave to exact revenge on fat women searching for a snake-jewel a.k.a ‘Nagmani’. Everybody is searching for this jewel and encroaching upon Dracula’s resting place. He is not happy. Irregardable, incompréhensible, ce Dracula est une pure série Z pas du tout gore et totalement kitsch. Le générique du début se fait sur l’affiche de Evil dead, les musiques sont dégueulasses… C’est du n’importe quoi ! Point positif tout de même : les acteurs semblent être impliqués… A voir dans un état second ou plus.

LES PEPITES MÉCONNUES

Evil of Dracula 1EVIL OF DRACULA (Bloodsucking roses) 1974

Réal : Michio Yamamoto / Avec : Toshio Kurosawa, Kunie Tanaka

Un professeur arrive dans un nouveau lycée infesté par des jeunes filles vampires ! Ce film de vampire japonais (il s’agit en fait du 3eme film d’une trilogie sur le vampirisme par le même réalisateur ) n’a rien à voir avec Dracula. S’appuyant sur des images réussies, très esthétiques, très gores et très sexy, le film est desservi par un montage catastrophique et parfois totalement incohérent, franchement on ne comprend rien. Mais l’ambiance façon giallo italien fait bien plaisir ! À voir.

MV5BMTI2Njc2NzIzNV5BMl5BanBnXkFtZTcwMDkzODU0Mg@@._V1_UY268_CR3,0,182,268_AL_SUNDOWN (Sundown : The Vampire in Retreat) 1989

Réal : Anthony Hickox / Avec : David Carradine, Morgan Brittany

Ambiance sympa, on est dans un trou paumé de rednecks au milieu de nulle par aux Amériques. Et la petite ville a pour particularité d’être entièrement peuplée de vampires qui arrivent à sortir le jour et se faire vite fait passer pour des humain en mettant de l’écran total, un chapeau et des lunettes de soleil. À la tête de cette communauté, un certain Mardulak… Ah oui et la ville s’appelle Purgatory : tout un programme. On est sur de la comédie d’horreur À la Gremlins un peu, en mode « ya des gens qui se font tuer par des monstres qui font des vannes et ya du sang partout » et oui aussi il y a Bruce Campbell (qui s’appelle Van Hell : drôle) donc on aime bien. On est à mi chemin entre l’adaptation et la parodie mais je vote pour adaptation, voir une suite. La fin est moins cool que le début et sur une tout autre thématique. Alors qu’au début il y avait les thèmes de l’infidélité, la science face à l’occulte et plein d’autre choses raccords avec le livre de Stoker. Bon c’est pas non plus un grand film mais c’est très très sympa.

nosferatu2000aff2L’OMBRE DU VAMPIRE (Shadow of the Vampire) 2000

Réal : E.Elias Mehridge / Avec : John Malkovitch – Willem Dafoe

Le film retrace l’histoire du tournage du Nosferatu de Murnau mais nous présente l’acteur Max Schrek comme un vrai vampire et seul le réalisateur est au courant… Très bon film avec comme qualité principale les comédiens qui sont exceptionnels. Malgré tout, le montage du film est problématique et crée beaucoup d’incompréhensions surtout que la durée du film est vraiment très courte (à peine 1h30). La fin est particulièrement fascinante/dérangeante et s’éloigne radicalement de la réalité…

indexDRACULA PAGES TIREES DU JOURNAL D’UNE VIERGE (Pages from a Virgin’s Diary) 2002

Réal : Guy Maddin / Avec : Wei-Qiang Zhang, Tara Birtwhistle

Assez fidèle au texte original. En noir et blanc (sauf le sang et quelques autres bricoles) très chouette. En plus ça danse ! C’est en fait l’enregistrement du ballet Dracula par le Ballet Royal de Winnipeg, c’est canadien donc pour ceux qui ne savent pas où se trouve Winnipeg. L’histoire reprend parfaitement Stoker mais change l’ordre en attaquant direct par Lucy ses prétendants, sa maladie, Van Helsing qui débarque tout ça tout ça. Surement pour concentrer le récit sur moins de lieu : pas con vu que c’est pensé pour être joué sur scène. Alors pas très conventionnel mais tellement bien. Jetez-y un oeil et vous serez peut être comme moi happé par la musique, la danse, le montage sans réussir à en décrocher, j’ai adoré ! C’est magique !

 

Publicités